Mucuna Pruriens ou Pois Mascate
Le Mucuna Pruriens plus couramment appelé Pois Mascate ou encore pois velu, et la partie interne de son grain contiennent de la dihydroxyphénylalanine, ou lévodopa (L-dopa), un acide aminé précurseur de la dopamine dans le corps humain. Le Mucuna Pruriens incite la glande pituitaire à produire une plus grande quantité d'hormones de croissance.
En médecine traditionelle, la lévodopa représente le traitement de base de la maladie de Parkinson, ce qui renforce la pertinence de la tradition ayurvédique (médecine traditionnelle de l'Inde) qui soigne cette affection avec le pois mascate.
En effet, la médecine ayurvédique prouve depuis des décennies que l'Atmagupta (nom sanskrit du Mucuna Pruriens) peut, en combinaison avec d’autres opérations (lavements, massages etc.) soulager le « kampavata », c’est-à-dire la maladie de Parkinson. On retrouve aussi cette coutume dans la médecine traditionnelle du Brésil.
Dans ce pays, on a mené des essais afin de confirmer l'efficacité des extraits de Mucuna Pruriens à cet égard. En ce qui concerne l’une de ces études, qui a duré 12 semaines, un extrait spécifique possèdant 3,3 % de lévodopa (HP-200) a été employé.
Au cours d’une étude préliminaire avec placebo portant sur huit volontaires, la consommation de Mucuna Pruriens (30 g quotidiens) a déclenché une hausse rapide des taux sanguins de L-dopa, par analogie avec un traitement standard (L-dopa et carbidopa). Les auteurs de cette étude soulignent l’intérêt thérapeutique de cette légumineuse dans le traitement à long terme de la maladie de Parkinson.
Sur le continent indien, le Mucuna Pruriens bénéficie aussi d'une réputation d'aphrodisiaque et de tonique nerveux. On se sert, souvent le Mucuna Pruriens en synergie avec d’autres plantes, pour combatre la dysfonction érectile, mais aussi pour traiter une foule d’autres problèmes comme la dysenterie, la dysménorrhée (menstruations douloureuses), l’absence de menstruations, la tuberculose, les vers intestinaux, les morsures de serpent.
Dans le centre de l’amérique, on cré, avec les les fruits torréfiés de Mucuna Pruriens, un substitut de café que l’on nomme « nescafé », mot désignant en outre le grain lui-même.
Au Guatemala où, encore de nos jours, les Indiens Ketchi le cultive, le Mucuna Pruriens représente pour ce peuple une parfaite source de protéines.